lundi 29 septembre 2014

Tout ce que tu te dis...partie 5

Croyances et Émotions

Énergie et émotions sont intimement liées. L'E-motion est énergie en mouvement.




Représentez-vous votre structure comme une forme géométrique complexe, colorée, avec de nombreux angles. Cette structure est l'assemblage de l'ensemble de vos croyances et constituent votre identité, votre personnalité. 
Cette structure vous permet de vous représenter le monde qui vous entoure, de vous en faire une représentation conceptuelle, abstraite. Elle est un filtre entre la réalité et vous-même.
Votre structure cherche la stabilité et l'on comprend pourquoi car lorsque celle-ci entre en conflit avec la réalité, cela fait mal.





Lorsqu'une partie de la structure se cogne à la réalité cela crée une émotion.

Dit autrement, dès qu'une croyance se confronte à la réalité et s'y oppose, cela génère une émotion.
L'émotion est une charge d’énergie libérée pour transformer soit la structure soit la réalité. Elle vise à rétablir l’harmonie entre structure et réalité. La colère cherche à modifier la réalité par exemple, tandis que la tristesse cherche à modifier la structure.
Comprenez maintenant que votre structure cherche un endroit sur terre dans lequel elle serait parfaitement emboitée avec la réalité. Un tel endroit où rien ne vient la confronter et lui offre la stabilité et la sécurité maximale ; la zone de confort parfaite. Un endroit où la structure pourrait penser qu'elle est la réalité sans être déranger dans cette douce illusion.






Mais la réalité est changeante alors que la structure rêve de permanence.

Voyons maintenant la structure toujours comme une forme géométrique complexe mais qui aurait plein de crochet pour s'arrimer à ce qui dans la réalité lui offre sa stabilité et lui évite de changer.
A chaque fois que la réalité change, la structure qui est arrimée à des blocs de réalité, ne lâche pas prise. Elle reste accrochée à une réalité qui n’existe plus. La structure refuse de changer et ne peux pas changer la réalité. La souffrance commence alors.
C'est un peu comme empêcher une voiture d’avancer, en s'y agrippant. Ça fait mal.  
Ainsi plus la structure est rigide plus elle souffre.
Rappelez-vous lorsque vous étiez enfant, vous passiez du rire aux larmes en quelques secondes sans que cela ne laisse aucune séquelles. En effet, enfant notre structure est extrêmement souple. Dès qu'elle se cogne à la réalité, c'est à dire qu'il y a un point de résistance, nous avons une émotion qui modifie la structure et cela nous permet de rester au contact de la réalité présente. Le passé est lâché instantanément.





En tant qu'adultes, c'est tout autre chose. La structure résiste au changement et on ne laisse pas traverser l'émotion. On ressasse sans cesse dans notre mental, parfois des années, un évènement passé et on souffre encore et encore.
Il est courant que la structure se rigidifie avec l`âge, pour des raisons de survie nous avons besoin de repères mais la réalité ne fait pas de compromis et si certaines croyances sont fausses elles devront changer où il devra être sacrifié beaucoup pour les conserver. 

À savoir : Une émotion ne dure au maximum  que 90 secondes, si elle dure plus longtemps c'est que le mental ne lâche pas et rejoue la scène en boucle.


»Assouplir sa structure

lundi 22 septembre 2014

Tout ce que tu te dis....partie 4

 

Fonctionnement simplifié de la structure



  Les croyances se nourrissent


Elles se nourrissent d'attention. L'attention c'est votre pouvoir de diriger votre esprit. Ce sur quoi vous portez votre attention reçoit de l'énergie. Quel que soit l'attention, une attention d'amour comme de haine envoie de l'énergie. Ce n'est pas la même énergie en revanche.
Plus une croyance est nourrie, plus elle devient grande, forte, puissante et plus elle a de l’emprise sur vous.
Ce qui nourrit la croyance c’est : la répétition, la confirmation par l'extérieur (concrète, scientifique etc..), son approbation par les autres, sa reconnaissance, son partage avec un groupe...LA CERTITUDE, et donc tout ce qui va la rendre incontestable.




Une croyance qui a été bien nourrit devient autonome et s'entretient toute seule. Elle peut même se nourrir d'autres croyances. Elle deviendra de plus en plus gourmande en énergie. C'est le cas de nos croyances d'enfances, celles que l'on a accepté avant d'avoir un sens critique et par-dessus lesquelles ce sont posées toutes les autres. Celles-ci sont les plus puissantes.
Les croyances sont habiles et veulent survivre. Rappelez-vous ce sont des parties de vous à libérer. Certaines arrivent à survivre même si leur ''fausseté'' est constatée. Certaines totalement infondées ou obsolètes restent activent et se défendent avec férocités. 





Les croyances s'associent


Les croyances forment des combinaisons qui se consolident et se renforcent mutuellement. Par exemple si la croyance A = B et que B = C alors A = C. Elles sont toutes trois associées.  Cela solidifie les croyances A, B et C. 
Une fois solide ensemble et même si avec le temps B disparaît ou se modifie, les croyances A = C restent associées. Pourtant A étant désormais différent de B, plus rien ne lie A et C !
Ça tient ensemble au-delà de la cohérence mathématique, au-delà de la logique, ça tient de manière énergétique, mais cela est source de confusion, de mal être, de déséquilibre, de souffrance.
Bien comprendre ce phénomène est important car cela signifie que nous devons réexaminer régulièrement nos croyances et y faire un tri. En conservant de vieilles croyances qui n’ont plus de réalité empirique, nous nous déconnectons de la réalité, ce qui augmente les chances de se cogner contre elle et de se faire mal.

     …SE MANIFESTE dans ton corps !!!''

 

Les croyances et l'énergie  


Les croyances gèrent l'énergie. Comme nous l'avons vu, l'attention que nous portons dirige l'énergie mais il s'agit ici de la manière dont nous vivons les expériences de la Vie.
L'Énergie est toujours là, partout et en tout temps, autour de nous et en nous, en toute chose et en permanence. Elle peut être de différente qualité, plus ou moins dense, plus ou moins élevée d’un point de vue vibratoire.
Et nous sommes traversés en permanence par l'Énergie. Mais nous avons aussi la capacité de nous fermer ou de nous ouvrir aux expériences et en quelque sorte de nous ouvrir et de laisser l'énergie nous traverser ou nous fermer, la capacité de dire OUI ou NON.



Imaginez des sphincters qui s'ouvrent et se ferment pour laisser passer ou non l'énergie à travers le corps.
Ce sont nos croyances qui nous ouvrent et nous ferment et ceci est géré automatiquement si on y apporte pas un peu de conscience.  
Une croyance comme ''Je suis aimé'' ouvre et accélère la circulation d'énergie, ''je ne suis bon à rien'' ferme et ralentit la circulation.
Lorsque l'on connait l'importance fondamentale de la circulation d'énergie, on prend conscience de l'importance de nos croyances et de leurs impacts.
Les croyances peuvent nous laisser fermer pendant longtemps et nous mettre en danger. Elles peuvent dilapider notre énergie comme c'est le cas dans la dépression. Elles peuvent nous couper du flux de l'existence et nous guider vers la mort et la destruction.
Elles peuvent aussi nous élever vers l'extase, la joie, l'Amour, le courage simplement en ne s'opposant pas. 
L'énergie circule lorsque vous êtes détendu. Qu'elles sont les croyances qui vous crispent ?


» Commencer le travail ? 

lundi 15 septembre 2014

Tout ce que tu te dis... partie 3





Prenons pour illustrer de nouveau la voix dans la tête d'un homme, dont la femme n'est pas encore rentrée de sa soirée avec ses copines et qui n'a pas appelée pour le tenir informé.

- ''Mais il est déjà 22h30 et elle est toujours pas rentrée ! Elle croit qu'elle peut faire ça et rentrer comme si de rien n'était. Elle doit être entrain de coucher avec un autre...blablablabla, grgrgr, blablabla.'' dit la voix dans la tête, provoquant colère, stress etc.


La pile de croyance derrière c'est '' elle va me tromper'', on creuse un peu ''elle peut en préférer un autre'' encore un peu ''je suis interchangeable'', encore un peu ''je ne suis pas assez bien. '' Et si je creuse encore ''j'ai peur d'être seul'' ...

Si on s'arrête à ''je ne suis pas assez bien'', qui est une pensée déjà bien énergivore, pour chercher l'événement caché derrière. C'est qu'il y a longtemps, une fille dont il était amoureux à préférer un autre garçon ou encore peut être il avait le sentiment que sa mère préférait son frère.

Voyez-vous le lien entre évènements et croyances ? 
Notons que la peur d'être seul est plus profonde encore et derrière elle peut être encore une autre croyance se cache.

C'est un jeu d'empilement de croyance qu’il vaut peut-être mieux connaître afin de ne pas trop le prendre au sérieux.

Les croyances sont simplement des informations, vraies ou fausses peu leurs importent, elles ont plus qu'un pouvoir suggestif, elles vous contrôlent. Elles viennent de votre environnement, de votre famille, de votre société, de votre expérience, de votre conditionnement.



Vos croyances déclenchent, capturent, stimulent, dominent vos forces, vos possibilités, vos compétences. Les croyances sont des cadres d'activations des forces et les voix parlent de vos croyances.

 


Croyances et identités




Le classement des croyances entre elles, leur hiérarchie, conditionne leur efficacité ainsi que leur fréquence d'apparition, leur emprisonnement, leur puissance. Plus l'une d'elle est puissante, plus elle prend de la place dans votre structure et plus elle est une voix influente dans votre tête. 

Plus elle est ancienne et plus d'autres croyance se sont construites par-dessus, ce qui la rend essentielle, solide et difficile à modifier. 

L'ensemble de vos croyances constitue votre structure, c'est une architecture, c'est votre personnalité, c'est ce que vous pensez être votre identité.

Les voix prennent la parole sans que l'on les sollicite et comme l’identification aux voix est automatique, sans la connaissance de ce qu'elles sont, vous pouvez vous retrouver à faire n'importe quoi, selon la voix qui parlent. 

Car chaque voix est une Force. Elle peut vous faire du bien, vous donner un sentiment de grande puissance, où vous attaquer et vous faire mal. Elles peuvent vous ouvrir à une énergie débordante ou vous priver du moindre espoir. 
Elles sont les Maîtres du moral, de l'ambiance interne, bien souvent des émotions et au final de la Santé, de l'histoire de votre vie.



» Initiez le changement

lundi 8 septembre 2014

Tout ce que tu te dis....partie 2

 Voix et invocations 


Les voix sont comme la partie audible de Forces. La partie audible de lumières prisonnières.
C'est un peu comme lorsqu'on invoque,  on amène alors à soi, un pouvoir, une force, une manière de voir, de sentir, une énergie qui s'empare de soi. Après avoir fermé les yeux, invoquez la vision de l'aigle par exemple. Vous allez immédiatement vous sentir différent en vous mettant dans la peau d'un aigle et voir les choses de haut. Invoquez le tigre, et vous ressentez sa puissance. Invoquez le dauphin jouant dans les vagues et ressentez sa joie.


Avec vos voix intérieures c'est la même chose. Lorsque c'est la voix de la peur qui prend la parole, comment vous sentez-vous ? Comment voyez-vous les choses ? Et si soudain, c'est la voix du courage qui prend le relais, vous voyez la différence ? Comment est alors votre énergie ? La chaleur de votre corps ? La taille de vos idées ?

C'est un pouvoir immense que de jongler avec ces (ses) forces. Car ce sont elles, en général, qui jouent avec nous.

Croyances, forces et personnalités


Chacun est différent, chacun à son histoire. Ce qui fait que même si nous avons la possibilité d’entendre tous les types de voix, ce ne sont pas les mêmes qui ont le dessus selon les individus. Le système interne de gestion des voix est très complexe, nous le verrons de manière simplifié un peu plus loin mais il ressemble beaucoup à notre société à vrai dire et cela n'a rien d'hasardeux. Comme entre humains, les voix ont des relations entre elles, certaines sont dominées par d'autres. Il y a des voix qui ne peuvent plus s'exprimer et qui s'efforcent de jouer leur rôle dans l'ombre et que l’on entend très rarement.



Il y a au contraire des voix stimulées par d'autres et des patterns de réflexion qui reviennent sans cesse parce qu’elles ont pris une place très importante dans votre esprit. Ce dont il faut prendre conscience, c’est qu’elles sont comme un filtre entre vous et le monde.


Votre Monde est
unique car vos voix, leurs puissances, leurs agencements sont uniques.

Les voix sont une partie audible d'une énergie prisonnière, d'une force, d'une lumière, mais elles reposent sur des idées, des compréhensions, des conceptualisations, des croyances. Explorons le mécanisme par un exemple :


Une voix dans la tête d’une femme de 40 ans dit : ''Je ne pourrais jamais monter ce meuble toute seule'' et elle se sent démotivée, impuissante face au travail de montage à accomplir. Ses forces l’on quitté, pourtant dans sa vie, cette femme accomplie plein de chose bien plus difficile et compliquée, mais dans sa tête, une voix lui dit qu’elle en est incapable.En écoutant davantage ses voix, elle pourrait s’apercevoir que de toute manière elle considère que '' Je ne suis pas faite pour le travail manuel ''. Ceci est une croyance ! Dans une partie d’elle-même, dont elle n’a qu’un vague souvenir, il est enregistré ce vieil épisode. Un jour voyant son père s’affairer dans son établit et semblant avoir besoin d’aide cette femme, alors fillette de 5 ans propose de l’aide à son père.

-'' Papa je peux t'aider à bricoler ? ''
-''Non, file puis tu es trop maladroite, tu fais toujours tout de travers. Je vais devoir te surveiller et perdre d’avantage de temps. De toute manière tu n'y arriveras pas et tu vas de te blesser ! ''

Vous voyez bien souvent ce sont des paroles blessantes, dites sans réfléchir. Une phrase criée sans conscience à sa fille de 5 ans, qui se sent blessée dans son petit cœur mais ne l’exprimera pas. Il suffit que l'enfant accepte l'idée qu'il est maladroit pour que cela s’intègre. 35 ans plus tard, elle se croit toujours incapable manuellement.



» Arrêter ce manège ?

                                                                       

lundi 1 septembre 2014

Tout ce que tu te dis.... partie 1.

'' TOUT ce que tu te dis, pense ou accepte au conscient, S'ENREGISTRE dans ton inconscient et SE MANIFESTE dans ton corps !!! ''

Francine Boisvert Hypnologue



 

 Connaissances

 

Des voix parlent sans cesse dans votre tête. Des voix bavardent, encouragent ou bien plombent votre énergie... Est-ce normal ? Oui et non, disons que la quasi-totalité des êtres humains ont aussi ces voix, mais qu'ils sont loin de leur véritable potentiel.

Les voix 

Elles sont comme autant de personnages, de sub-personnalités, d'entités quasi-autonomes et invasives. Nous avons tous en nous toutes les voix, tous les rôles et de ce fait toutes les ressources pour vivre une vie accomplie. 
Vous connaissez probablement la voix du septique, du contrôleur qui surveille tout, du protecteur chargé de vous défendre, de la peur paralysante, du courageux, motivante, de la victime, de l'enfant blessé, du désir, de la sagesse, de la générosité et une indénombrable quantité d'autres voix.

L'histoire de vos voix est votre histoire.

Voici une allégorie pour expliquer le processus.




Imaginez que vous arrivez sur terre sous forme de comète. Vous êtes alors pure lumière, pur amour, pur douceur. Puis, vous entrez dans un corps pour vous incarner, vous vous sentez déjà un peu l'étroit. Un corps de matière ce n'est pas aussi fluide, aussi souple que la lumière. 
Enfant, à chaque peur, à chaque panique, à chaque traumatisme, à chaque émotion trop forte pour traverser le corps librement… une partie de votre lumière reste prisonnière. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a pas su gérer l'énergie émotionnelle et elle est restée coincée avec elle. Elle veut être libérée bien sûr, et doit attirer votre attention.  Elle parle pour attirer votre attention mais vous vous identifiez à elle - car à la place de voir la lumière qui parle, vous portez votre attention sur le message - et vous voilà prisonnier avec elle.




 ''L'énergie prisonnière devient une voix dans votre tête''


Pourtant on le sait bien, quand un enfant nous parle, il suffit de gratter un peu derrière la surface du message pour s'apercevoir de la véritable demande. Et bien souvent, il s'agit d'un ressentit, d'une émotion, d'un appel, les mots ne sont que des panneaux indicateurs de vérités plus profondes. 
Pour vos voix, c'est exactement la même chose. Elles vous appellent attendant leur libération.

La deuxième manière qu'utilisent vos voix pour avoir une chance d'être libérer est de vous refaire vivre l’évènement déclencheur sous une forme aussi semblable que possible. Afin que vous puissiez cette fois-ci, laisser traverser complétement l'émotion, vous libérant ainsi de cette vieille histoire.

Hélas, ce n'est pas facile de dépasser nos schémas surtout que ''chat échaudé craint l'eau froide'' à présent. Alors les scènes de votre vie se succèdent et se ressemblent souvent. Le nombre de voix prisonnières augmente très vite surtout avant l'âge de 7 ans car on accepte tout ce qu'on nous dit sans discernement. 
Finalement, de nombreuses voix se succèdent, bavardant, sans discontinuer et répétant le même disque à l'infinie. On finit par trouver cela normal et ’’blabla blabla patati patata’’ ça papote, ça papote. Malheureusement, ce n'est souvent pas si agréable. 

Lorsqu'une voix parle, elle agit telle une FORCE puissante sur vous. 
Elle modifie tout chez vous, l'humeur, la pensée, l'état d'esprit, l'émotion, la sensation physique, l'attention, l'ouverture, la vision, votre respiration, votre rythme cardiaque, l’ensemble de vos capacités, de vos ressources intérieures, votre énergie, le monde entier change en fonction de la voix qui parle dans la tête. Le Monde change de couleur, il change d'intérêt, il change de goût. Il n'y a qu'une seule chose qui ne change pas,  

c'est que c'est toujours vous qui écoutez.






» Libérez vos voix


lundi 25 août 2014

Réflexion : Rater sa vie. Culpabilité, responsabilité, jugement et éceuils de notre civilisation

N'est-ce pas étrange comme concept que celui de dire que l'on peut rater sa vie ?
Comme si nous savions précisément ce qu'il fallait faire pendant le temps que nous avons à vivre. Comme si l'on nous avait remis à la naissance les clefs de notre destin, le mode d'emploi de l'existence et qu'il fallait s'y tenir coûte que coûte.
Mais ce n'est pas le cas, personne n'a reçu le mode d'emploi !


Comment pourrais-je rater ma vie ?
Pour "rater" ou "réussir" quelque chose, il faut le comparer, il lui faut un référent, il lui faut jugement, rater c'est toujours par rapport à quelque chose, à quelqu'un, par rapport à un but.
Comparer ma vie à quoi ?
  • Aux autres :
Je ne peux pas connaître la vie des autres, je peux m'en faire une idée mais celle-ci m'appartient encore, elle reste subjective. Je ne suis pas eux pour connaître et ressentir ce qu'ils ressentent, pour vivre ce qu'ils vivent, pour être eux-mêmes. Vous qui êtes vous-même arrivez-vous à voir avec clarté votre vie, à en comprendre tous les enjeux et ce qu'il s'y passe en tout temps, en totalité. Non bien sûr, alors vous comprenez aisément que vous ne pouvez vous comparer à qui que soit.  
  • Comparer nos vies par ce que nous faisons et ce que nous avons :
Les circonstances changent et évoluent en permanence. Pour comparer véritablement, il nous faudrait avoir les mêmes chances, les mêmes circonstances, le même vécu, les mêmes perceptions, que tout les paramètres soit parfaitement identiques.
Nous sommes égaux en droit mais sommes nous identique pour autant ? Non bien sûr, l'un est plus sensible à cela, l'autre a déjà une expérience qui vient l'aider ou le limiter dans son œuvre, une telle s'est blessée, l'autre a bénéficié d'un concourt de circonstance. Les vies sont trop complexes pour être comparées.
Pour comparer il faudra évaluer un certain nombre d'informations et en exclure d'autres puis poser un jugement. La simple exclusion d'informations rond toute possibilité d'une comparaison valable, j'entends par ceci juste.


Le jugement :
  • De ce fait qui pourrait objectivement juger ma vie et mes actes ? Qui pourrait me connaître suffisamment en profondeur pour réaliser un jugement juste qui prenne en compte l'ensemble des paramètres qui m'ont influencé. Certainement pas un être humain,  j'en suis incapable pour moi même alors un autre...
  • Avant de prendre la moindre décision, je m'aperçois systématiquement de mon impossibilité à connaître ses conséquences complètes, c'est à dire ses conséquences sur moi-même, sur les autres pour aujourd'hui et pour l'éternité. D'autant plus si la décision est importante et complexe.
  • Le bien est le bien si et seulement si il procurerait du bien à celui qui l'accomplit, à ceux que l'acte touche de près comme de loin aujourd'hui et pour l'éternité. Cela rend la frontière entre le bien et le mal bien mince. 
  • Les choix que j'envisage ne sont pas tous les choix possibles  car je suis bien incapable de les percevoir tous. Mes pensées, mes pulsions, mes perceptions, mes sensations, ne sont pas sous mon contrôle. Elles m'appartiennent certes, mais je ne peux que constater leur apparition, pas les empêcher de survenir. Certes, je peux les contrôler, les réprimer, les suivre, les encourager ect...mais leurs apparitions sont antérieures à ma conscience. En suis-je responsable de ce fait ?
Pour des raisons sociétales, que je ne remet pas totalement en cause mais qui aurait besoin d'un rafraîchissement, nous avons fait l'impasse sur ces faits mais il reste qu'il nous est en réalité impossible de juger une pensée, une décision, un acte.
Et si je ne peux juger une décision que j'ai prise. Alors juger celle d'un autre n'est pas envisageable.
Toute culpabilité est une erreur de jugement. Tout jugement comporte inévitablement une part d'erreur. La responsabilité se limite à notre marge de manœuvre et sa limite nous est inconnue.
Le bonheur :

Prenons comme référence le bonheur, comment puis-je mesurer le bonheur d'un autre. A la largeur de son sourire ? A son humour ? A sa sociabilité ? Est-ce impossible de trouver le bonheur seul dans son coin ? Comment mesurer mon propre bonheur ? Je suis capable d'être heureux et malheureux dans la même seconde. Puis-je être certain que tel "clochard" est moins heureux que tel "richard"?



L'argent :

Soyons de notre siècle et prenons pour juger la vie d'un autre, la quantité de bien qu'il a amassé, son compte en banque, sa belle voiture, sa belle femme, son beau parti, ses beaux enfants, ses beaux cheveux, sa belle montre... tous ce qui est extérieurement visible, en le comparant avec mon expérience personnel, mon compte en banque, mes enfants, ma femme, ma voiture... les seules éléments sur lesquels je puis faire reposer mon jugement sont ce que je suppose que l'autre retire comme bonheur à détenir ces choses.
Cela s'appuie forcement sur le bonheur que je retirerai moi-même enfin que je suppose que je retirerai à détenir ces choses. Plusieurs problèmes apparaissent : Comment puis-je connaître le bonheur que procure des choses que je ne détiens pas ? A mon niveau d'envie de les avoir ? Non bien sûr, il y a toujours un immense différence entre le fantasme et la réalité.
Comment puis-je supposer que cet autre a la même échelle de satisfaction que la mienne ? Est-ce interdit de concevoir que cet homme soit malheureux de rouler en BMW dernier modèle parce qu'il a du vendre sa Ferrari ? Certain ayant tout ce que matériellement peut être détenu, se plaignent tout de même. Et inversement d'autres qui n'ont même pas ce que l'on considère comme élémentaire montre des signes de bonheur. Qui ment ? Lequel est fou ? Lequel des deux à un défaut d'appréciation de son état personnel ? Ils ont peut être raison tout les deux ?
Ils ont sûrement raison, ce sont les seuls qui puissent le savoir. C'est leur vie.


Le bonheur n'est pas un palier que l'on atteint à la suite d'une accumulation de bien, ce serait pratique d'ailleurs vous avez 1.000.000 € sur votre compte = vous êtes heureux. A partir de là, les choses seraient bien plus faciles finalement. Le bonheur est du domaine du ressenti. Il ne peut qu'être vécu, même pas expliqué, même pas partagé, juste vécu. On ne peut envisager celui d'un autre. Il se peut même que certains ne le recherchent pas et que ce ne soit même pas un bon critère de jugement.

Je récapitule :
1/ Il n'y a aucun mode d'emploi à la vie, nous sommes totalement laisser à nous même pour décider du but du jeu, nous sommes libre.
2/ Nous ne pouvons pas juger de nos décisions, de nos choix puisqu'ils ne sont pas totalement sous notre contrôle et que l'on ne peut pas savoir à l'avance, si c'est bien ou si c'est mal.
3/ Nous ne pouvons intelligemment juger la vie d'un autre, nous n'avons aucune référence réelle pour juger notre vie.
Nous ne pouvons objectivement pas rater notre vie :

La vie n'est pas ce que l'on fait, ce que l'on a, ce que l'on est, la vie ne se possède pas, ne se construit pas, ne se détruit pas, elle est un parcourt, un voyage, une aventure.
Certes, vous pouvez au cours de votre vie, faire un certain nombre de choses, mais elles n'ont qu'une importance relative par rapport à la vie elle-même.

La porté de cette révélation est telle. On ne peut pas rater sa vie ! Déposons nos sacs de culpabilité que nous font porter nos religions, nos familles, nos amis, notre société! Chacun fait ses expériences et aucunes ne peut être qualifiées de bonnes ou de mauvaises, il n'y a de but dans la vie que celui qu'on s'impose à soi même. Nous sommes libre, libre de vivre ce que l'on choisit de vivre. Rien ne nous oblige de subir le jugement des autres sur la vie, sur notre vie. Nous sommes libres. Totalement. Tous ce qui nous fait croire le contraire est faux.

Le seul moyen de rater sa vie... c'est de penser qu'on l'a raté.
Yan Siboni
Version original hardworld160907ratésavie?


mercredi 20 août 2014

Abandonner la peur

Lorsque l'on prend le temps de creuser au fond des choses, on s'aperçoit que seul deux causes nous font agir : L'amour et la peur.


A chaque fois que l'on ose regarder en face l'origine de nos actes on y trouve soit de l'amour soit de la peur. Cette expérience nous pouvons tous la faire, à tous moment.
Les enfants savent chercher. Il se suffit de se demander "pourquoi", et lorsque l'on apporte une réponse, tel un enfant on demande encore "pourquoi", même lorsque des "parce que" tentent de couper court à cette percée profonde, ne les acceptez pas et continuez à chercher une réponse.

Bien souvent nous nous apercevons alors que la peur est à l'origine de nos actes. Même un acte de gentillesse peut être en réalité généré par la peur. La peur du lendemain, la peur de mourir, la peur de la douleur, la peur de tout changement, la peur du vide, de l'inconnu, la peur de perdre même s'il n'y a rien à perdre.

Mais cette peur, qui se transforme en angoisse nous poussant à agir dans un sens ou dans un autre, ne s'efface pas une fois que l'on a cédé à son désir, elle s'accroît d'avantage. Pourtant elle n'est fondé sur rien. L'expérience passée ne prédit en rien les expériences futures et ne sont donc pas une base correct de ré-flexion. Le futur lui même n'existe qu'à travers notre esprit, notre imagination. Selon que l'on soit de bonne ou de mauvaise humeur, notre opinion du futur change, selon que l'on soit optimiste ou pessimiste notre appréhension du futur change. Alors pourquoi l'appréhender s'il on ne peut pas réellement le faire. Cette exactement comme lancer une pièce en l'air et dire "pile demain sera une belle journée", "face sera la pire", ou pile "je souris au futur", "face je le crains".


"Qu'est-ce que la peur ? La peur est une émotion d'anticipation. Elle informe l’organisme d’un danger potentiel. Ce n’est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché. La peur est subjective. L’évaluation du danger est toujours subjective; la peur donc, comme toutes les émotions, est subjective. (...) Dans cette même situation, en effet, un pilote de voiture de course verrait probablement uniquement un défi alors que moi je crains la catastrophe. Cette différence d’interprétation du danger repose sur l’inégalité de notre expérience et de nos habiletés en tant que conducteur. Réaliste ou irréaliste La peur est déclenchée par la perception d’un danger. Cette perception n’est pas forcément réaliste même si celui-ci est vécue comme inéluctable. L’imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. L’opération mentale qu’est la perception est constituée de quatre éléments: (1) des faits, (2) des émotions, (3) une production de l’imaginaire et (4) un jugement.

En réalité en faisant cela ce n'est pas le futur que l'on modifie... c'est notre présent ; c'est au présent que nous ressentons l'angoisse pesée sur nos poumons, serrer notre gorge, que nous sentons la peur parcourir notre moelle épinière, jusqu'à qu'une profonde inspiration nous aide à ne pas nous laisser submerger.


En envisageant constamment le futur qui n'est ni réellement, ni concrètement envisageable, on gâche notre instant présent, le seul qui compte au fond, le seul qui existe, le seul que nous vivons.
On ne le vit pas vraiment, car on pense constamment au futur, au passé, mais on ne fait pas attention au moment qui s'écoule. Et en pensant au futur on y glisse des attentes, des attentes de bonnes et de mauvaises choses. Et on recommence à l'appréhender.

Certains jours on s'arrête pendant quelques secondes pour contempler son passé, qui n'existe que dans notre esprit lui aussi, et on se demande pourquoi on a cette impression de ne pas avoir vécu la vie, comment est-elle passé si vite... On ne l'a pas vécu .

Ainsi c'est parce que l'on peut faire confiance à notre corps pour nous avertir du danger imminent que nous pouvons abandonner la peur et lâcher prise enfin. La peur, celle qui est utile pour fuir, et se défendre sera toujours là lorsque l'on en aura besoin.


Mais abandonner la peur comme leitmotiv, ne pas chercher constamment à anticiper, ne pas désirer tout contrôler, et se faire confiance pour le moment venu affronter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie. La vie peut être vécue maintenant, au présent, avec le cœur léger car il ne porte plus les sacs d'angoisses que la peur infondée nous met sur le dos.